L'envol du colombier de la Paix-Dieu à Amay

Mis à jour le 7/8/2012

Ce mardi 7 août 2012, les charpentiers, formateurs et stagiaires au Centre de Formation aux Métiers du Patrimoine "La Paix-Dieu" à Amay, ont eu le plaisir de voir leur travail aboutir par la pose de la charpente du colombier. Parmi eux deux membres de l'UAP : Pascal Lemlyn, membre fondateur et Philippe Lengelé.

La chaîne de télévision locale, RTC, a réalisé un reportage sur cet événement. Vous pourrez notamment entendre Pascal Lemlyn expliquer comment la charpente a pu être reconstituée en cliquant sur le "lien externe" dans la rubrique "Renseignements"

Le Journal La Meuse a également publié sur internet deux vidéos :

http://www.lameuse.be/480560/article/regions/huy-waremme/2012-08-09/amay-la-charpente-a-vole-dans-les-airs-videos

Le Soir du 9 août 2012 page 23 : La Paix-Dieu a retrouvé son lustre d’antan. Une charpente comme au XVIIIe siècle.

Le colombier de la Paix-Dieu a été construit au XVIIIe siècle et détruit dans les années 80. Ce bâtiment faisait toutefois partie du patrimoine architectural de la région. C’est pourquoi, il a été décidé de le restaurer, mais pas n’importe comment. Il fallait le refaire tel qu’il était au moment de sa construction.

En ce qui concerne la charpente de la tour, c’est donc une équipe de spécialistes qui s’est mise au travail. Pascal Lemlyn est le formateur : « Ce chantier était un chantier-école. Nous avons donc fait appel à des gens qui souhaitaient se former dans le domaine de la charpente. Et nous avons eu 5 stagiaires, d’horizons différents qui se sont portés volontaires. »

Le projet a démarré en 2005 : « Il a d’abord fallu dessiner les plans de cette charpente puis la construire. » Et pour ce faire, les stagiaires et leur formateur ont utilisé les techniques d’origine : « L’assemblage a été fait à l’ancienne, avec des pièces de bois. Nous avons aussi utilisé des poutres en chêne, comme pour la construction du 18e siècle. Par contre, l’idée n’était pas du tout d’utiliser toutes les techniques du passé, donc les outils qui ont servi étaient modernes ».

La charpente est terminée depuis deux ans déjà mais elle n’a pas pu être posée plus tôt : « Il fallait que la maçonnerie soit faite. Il y a eu des retards dans les permis. Donc pour nous, tout est fini depuis un bout de temps, mais c’est un vrai aboutissement de la voir poser, enfin. »

Moment de joie partagé avec tous les stagiaires : « Je viens exprès de Paris pour ça. C’est un grand moment de bonheur pour nous de voir enfin la fin de ces années de travail, se réjouit Arnoud Vial, ingénieur en télécommunications à Paris. D’autant qu’entre stagiaires, on ne s’est pas vu beaucoup depuis la fin. On se retrouve avec plaisir pour ce moment de fête. »

Jeudi, ils seront encore tous présents pour assister à la pause de leur « œuvre » sur les murs du colombier. Ce sera ensuite au tour des ardoisiers de se mettre au travail pour recouvrir la charpente et terminer ce projet dantesque.

N.C.

Enfin, vous trouverez ci-dessous en pdf l'article publié dans le journal vers l'Avenir

Renseignements

[lien externe]

Documents à télécharger

  • description du document description du document

Galerie photos

La charpente au sol

On accroche

La charpente décolle

L'envers du décors

La charpente est déposée sur les murs du colombier

Les charpentiers décrochent la charpente

La charpente est posée et Pascal y accroche un bouquet de fleur.

Les charpentiers sont fiers de leur travail.

La charpente est emballée, protégée en attendant le travail des couvreurs.